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Un an de mandature du Conseil Régional de Normandie sous le feu des critiques ineptes et politicardes

Dimanche 22 Janvier 2017

​​Communiqué n°248 - Semaine 4


Le Mouvement Normand s’est engagé à tenir la chronique des activités du Conseil régional de Normandie tous les six mois et ce, durant toute la mandature. En juillet dernier (communiqué n° 241), nous dressions le bilan de la mi-année qui avait vu l’installation des nouvelles institutions régionales depuis la réunification intervenue le 1er janvier 2016. Globalement, c’était un satisfecit : réunir deux administrations qui avaient vécu leur vie depuis des décennies chacune de leur côté n’était pas chose facile et, finalement, la bonne volonté de tous aidant, la répartition des fonctions et des organes de direction entre Rouen, chef-lieu de la Région, et Caen, siège du Conseil régional, s’effectuait sans trop de heurts ou de froissements de susceptibilités. La sagesse normande allait-elle l’emporter ? Allions-nous, enfin, en Normandie, apprendre à « chasser en meute » pour obtenir de l’Etat central et des autorités européennes ce qui, en définitive, était dû à la Normandie ?

Pourquoi cette position qui est la nôtre consistant à prétendre que la Normazndie est en déshérence, s’estime mal aimée et largement oubliée par les pouvoirs publics depuis trop longtemps ?
Parce que la Normandie a longtemps eu la réputation d’être riche et que les Gouvernements ne lui ont pas accordé l’attention qu’elle méritait, à l’instar d’autres régions : la Normandie, en ce premier quart du XXIe siècle, n’a pas complété son réseau routier maillant l’ensemble de son territoire, notamment dans le sud de son espace ; la Normandie gémit de son réseau ferroviaire obsolète et ce n’est pas pour rien que le patron de la S.N.C.F. a avoué que cet opérateur « avait une dette envers elle » ; la Normandie, province maritime s’il en est, n’a pas bénéficié des investissements indispensables pour désenclaver ses ports et Anvers reste le premier port français ; la Normandie a très peu profiter de la déconcentration de certains organes du Pouvoir central à cause de la proximité parisienne ; la Normandie, en matière économique et de gouvernance des affaires, est restée « le cône de déjection du torrent parisien », c’est-à-dire qu’elle a obtenu des unités de production sans recevoir les sièges sociaux avec le tertiaire afférent… Or, en ces temps de délocalisation et de mondialisation, ce sont les usines employant beaucoup de main – d’œuvre qui partent vers les pays à bas salaires, d’où une désindustrialisation de la Normandie plus grave ici qu’ailleurs. En ce monde d’échanges, toutes les zones enclavées ou en dehors des flux principaux se retrouvent marginalisées et la Normandie paie très cher ses trente ans de retard en matière de communications routières, ferroviaires, voire fluviales ou aéroportuaires.
Telle est la situation actuelle.

Ajoutons à cela que la calamiteuse division de la Normandie a pendant cinq décennies brouillé les volontés normandes et favorisé le localisme de ses Elus, sans vision, sans ambition, sans désir de jouer collectif.
Ne nous étonnons pas que les Gouvernements successifs aient tenu les Normands en lisière et ce ne sont pas les quinze années de gestion socialiste à la tête des exécutifs régionaux qui ont permis d’inverser ce courant mortifère.
L’histoire sera cruelle pour cette gestion à courte vue et clientéliste.
De plus, le quinquennat de M. Hollande aura consacré le déclassement de la Normandie dans les priorités du Gouvernement : la politique maritime de la France reste… théorique et ce qui devrait être le moteur premier du dynamisme normand reste en bas régime, le Schéma de développement de la Vallée de la Seine, déjà très imparfait dans sa conception, n’englobant pas la totalité de la Normandie, est, en fait, une coquille vide en matière de financement, la Ligne Nouvelle Paris – Normandie (L.N.P.N.) reste un projet, ressemblant plus à un mirage qu’à une démarche programmée, calibrée, quantifiée et, bien entendu, financée. Et, last but not least, le choix de réaliser dans les plus brefs délais, le Canal Seine – Nord – Europe est un véritable coup de poignard dans le dos pour les ports de la Basse Seine dans la mesure où, avant tout commencement de travaux sur ce chantier, il faudrait préalablement que la Seine et l’Oise devinssent des voies fluviales totalement modernisées. « L’œuvre » ( sic !) des gouvernements du quinquennat Hollande est une désastre pour la Normandie et le plus grave, c’est que les responsables socialistes des exécutifs régionaux des ex – demi-régions haute et basse Normandie ont cautionné ce forfait anti-normand !

L’histoire retiendra cependant que, sous la présidence Hollande, la Normandie a été réunifiée : c’était donc une occasion inespérée d’envisager un sursaut salvateur pour cette vraie Région.
Pourquoi « vraie » Région ? Parce que, finalement, dans la recomposition du paysage régional français, la Normandie apparaît comme la seule Région cohérente, dans ses limites immémoriales et son identité incontestable.
C’était donc une occasion inespérée (nous nous répétons à dessein) de rebattre les cartes et d’inviter tous les Elus normands à s’atteler à une tâche commune : réveiller la Normandie. Pour la redynamiser et lui redonner l’esprit conquérant qui, dans les siècles passés, lui avait donné son lustre.
Les élections régionales ont donné les résultats que l’on sait. En gros, un partage par tiers de l’opinion publique normande. Le système électoral permettant à la liste arrivée en tête, fut-ce de peu, de détenir la majorité des sièges au Conseil régional. C’est la loi du genre.
Nous avons eu l’illusion que le bon sens l’emporterait lorsque le Conseil régional A L’UNANIMITE décida que la répartition équilibrée des fonctions au sein de cette collectivité interviendrait entre Can et Rouen. Hélas, il nous a fallu déchanter lorsque nous constatâmes, d’abord incrédules, puis agacés, enfin indignés, que le leader de l’opposition socialiste s’ingéniait par des critiques mesquines et dérisoires à dénigrer la personne et l’action du Président du Conseil régional.
 

L’HARGNEUX MAUVAIS PERDANT

Il faut s’interroger sur la démarche intellectuelle de Nicolas Mayer-Rossignol, puique c’est de lui qu’il s’agit. L’ex – Président du Conseil régional de la haute Normandie, qui a raté de peu le leadership de toute la Normandie, n’a pas digéré sa défaite – pourtant honorable – et, pratiquant une obstruction suicidaire, il part du principe éminemment cynique qu’ « un pouvoir, quel qu’il soit, a l’opposition qu’il mérite ». N’ayant aucune considération pour la personne et l’action d’Hervé Morin, il rabaisse donc débat à des considérations subalternes. Il pense qu’ainsi le dénigrement systématique de l’adversaire provoquera la déconsidération de celui-ci et de la politique qu’il mène.
Les grands problèmes de l’heure qui assaillent la Normandie, il n’en a cure et l’on a droit à des interventions ridicules ou déplacées qui abaissent le niveau du débat régional.
En veut-on quelques exemples ? Il a cherché pouille à Hervé Morin à propos du cumul des mandats, alors que ce dernier avait promis – et l’a fait – de démissionner de son mandat de député dès que les contestations éventuelles sur la validité du scrutin des élections régionales seraient annihilées.
  • Contre l’évidence, NMR reproche à Morin l’abandon programmé de la Ligne Nouvelle Paris – Normandie, alors que le Gouvernement socialiste fait tout ce qu’il peut pour en différer la réalisation par manque de financement et en faisant traîner les études.
  • Les Elus socialistes montent sur leurs grands chevaux en accusant la majorité du Conseil régional d’abandonner un projet de gare à la Défense… qui n’a jamais été envisagé concrètement lorsqu’ils étaient aux affaires. Le Conseil régional « manque de femmes » - ce qui n’est pas faux -, mais pourquoi en accuser la Droite alors que cette pratique est générale dans un pays très en retard (la faute à qui ?) dans la promotion de la moitié féminine de la population ?
  • NMR daube sur le G 6, organe de concertation des Présidents de Conseils départementaux normands et du Président de Région, alors que le modèle du « 276 » - alliance des départements de l’Eure et de la Seine – Maritime avec l’Exécutif de l’ex haute Normandie – avait prouvé son efficacité. Evidemment, on ne pouvait en voir les effets dès la réunion de cet aréopage…                                                      
  • NMR a lancé l’anathème : « Morin se couche devant Pécresse », sans prendre en compte que le Président de la Normandie et la Présidente de l’Ile – de – France s’étaient concertés pour définir une attitude commune devant l’éventualité d’une taxe supplémentaire imposée par le Gouvernement aux Régions. A noter que toutes les Régions, y compris celles dirigées par les Socialistes ont refusé cette taxe…
  • « Morin ne fait que de la com » : c’est le leitmotiv un peu facile du leader de l’opposition socialiste. D’une part, c’est faux : il faut bien annoncer le lancement des différentes agences de la Région et les mesures prises en faveur de l’apprentissage, de l’agriculture, de l’aide aux entreprises qui innovent. D’autre part, on ne peut juger de l’efficacité d’une politique qui se met en place. Et puis, Mayer – Rossignol ne faisait-il pas de la communication lorsqu’il était aux affaires ?  Les Socialistes qui ont négligé l’apprentissage ont poussé des cris d’orfraies quand il s’est agi de resserrer le dispositif de formation des aides – soignants et des infirmiers. Il semble que les solutions trouvées ne soient pas aussi calamiteuses qu’ils le prétendent… Ils s’excitent aussi sur la remise en cause d’une officine (GRANDDE) environnementale qui n’a pas prouvé son efficacité et sur la cessation des aides au Festival Rock d’Evreux dont le modèle économique laisse à désirer.
  • NMR fait le buzz en reprochant à Morin et à la Mission d’Attractivité de la Normandie d’avoir fait appel à un cabinet parisien pour bâtir justement cette attractivité, ce cabinet ayant déjà ses entrées dans la Région depuis longtemps.  Le comble de la mauvaise foi de Nicolas Mayer – Rossignol est atteint lorsque cet impatient (il voudrait bien revenir aux affaires !) reproche à Hervé Morin de ne pas être présent en Normandie. Il ne faut tout de même  pas exagérer. Nous qui relevons dans la presse tous les articles concernant les activités du Conseil régional et, notamment, de son Exécutif, pouvons dresser un « itinéraire » d’Hervé Morin depuis un an. Il est éloquent. L’absence du Président de Région en Normandie est une contre-vérité absolue, qui n’honore pas son auteur.
  • Mais diffamer, mentir, à l’envi, il en reste toujours quelque chose et le but recherché peut vite être atteint. Est-ce ainsi que l’on défend une institution telle que la Région et, par suite, les intérêts des Normands ?


POURTANT CE BILAN DE LA PREMIERE ANNEE DE MANDATURE EST LOIN D’ETRE NEGATIF, IL EST MEME PROMETTEUR

Quand, en Normandie, on dit que « ce n’est pas mal », cela veut dire que c’est bien, avec toujours cette petite pointe de retenue qui confine à une légitime réticence devant l’acquiescement inconditionnel. A mettre dans le registre de notre légendaire « P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non »… dans notre appréciation, il n’ y a aucune considération partisane (le Mouvement Normand a souvent méprisé le jeu politique et ne passe pas pour être indulgent avec les Elus, quels qu’ils soient, à quelques tendances auxquelles ils adhèrent…). Ce qui nous intéresse, c’est le devenir de la Normandie et, sans partir de l’idée que nous étions sur une page blanche au 1er janvier 2016, nous considérons la nouvelle donne de la réunification normande et de la prise en compte enfin GLOBALE des problèmes normands.
A partir des articles piochés dans toute la presse normande, nous allons répertorier l’essentiel des actions du Conseil régional de Normandie (en dehors, bien entendu, de toutes les péripéties de l’installation de la nouvelle Région à laquelle nous avons déjà fait allusion). L’énumération n’en est pas fastidieuse, d’autant qu’il faut, à chaque fois, imaginer la réflexion et la mise en œuvre des nouvelles structures ou l’économie des nouvelles politiques.
  1. Mise en place d’une Agence régionale de l’Environnement, qui regroupe les organismes qui existaient avant la réunification dans les deux ex – demi-régions.         Ce sera le cas souvent pour la plupart des nouvelles structures.             
  2. Ambition de créer, à côté des trois métropoles, un réseau des villes moyennes de Normandie
  3. La volonté de travailler la main dans la main avec les trois grandes agglomérations : Métropole Rouen – Normandie, Pôle métropolitain Caen – la Mer, CODAH (devenue depuis peu Pôle métropolitain de l’Estuaire).
  4. La volonté de fusionner chacune des Ligues sportives afin d’avoir une vision globale de l’économie sportive de toute la Normandie.
  5. La création d’une Agence de Développement pour la Normandie (A.D.N.), avec un guichet unique et une simplification pour les entreprises.
  6. L’organisation du « G 6 » : organe de concertation des cinq Présidents de Conseils départementaux de Normandie et du Président de Région. Il s’agit d’assurer la cohérence des politiques menées par les collectivités territoriales normandes.
  7. Une nouvelle politique de formation à l’échelon normand, avec une priorité donnée au développement de l’apprentissage (objectif : le décuplement du nombre des apprentis au cours de la mandature).
  8. Dans le cadre du Plan 2014 – 2020, les Régions deviennent gestionnaires des Fonds européens. Pour la Normandie, il s’agit d’investir plus d’un milliard d’euros.
  9. Définition d’une nouvelle politique régionale en direction de l’Agriculture. Définition de 16 priorités pour accompagner les agriculteurs normands dans le développement de leurs exploitations. En ce domaine, il s’agit d’une véritable rupture avec la politique menée dans l’ex – haute Normandie qui, durant la satrapie du sieur Le Vern, était carrément hostile au monde agricole.
  10. La Région Normandie aide Normandie – Université à déposer sa candidature dans le cadre du programme national des Investissements d’avenir.
  11. Création du Fonds Normandie – Participation. La Région a attribué cette année une trentaine d’aides à des entreprises en difficulté ou innovantes. Les P.M.E. normandes que la Région soutient dans le cadre des « champions cachés » sont au nombre de 150 et représentent 40 000 emplois. Le Conseil régional veut les soutenir pour l’investissement, l’export et la formation.
  12. Définition de deux Schémas : Schéma  Régional de Développement Economique, de l’Internationalisation et de l’Innovation. Le Conseil régional y a ajouté le E pour entreprises (S.R.D.E.E.I.I). Le Schéma Régional de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (S.R.E.S.R.I.) complète ce dispositif établi à l’échelon national par la Loi NOTRe.
  13. Lancement d’un chantier «  Pêche »
  14. Création du dispositif A.R.M.E. (Anticipation – Redressement – et Mutations Economiques) destiné à venir en aide aux entreprises en difficulté.
  15. Création de la Mission pour l’Attractivité de la Normandie (M.A.N)
  16. Nouveau plan de prévention et de gestion des déchets
  17. Dispositif Impulsion, destiné à faciliter les exportations pour les entreprises normandes. Ce dispositif se veut « plus souple, plus réactif et plus simple » (Hervé Morin)
  18. Le Conseil régional – en liaison avec la M.A.N. – planche sur le lancement d’une marque territoriale : la Marque Normandie.
  19. La Région investit dans l’énergie : simplifier et accélérer les démarches des particuliers. Rénovation des bâtiments publics. La Région aide jusqu’à 40 %.
  20. La Région veut muscler sa filière agro-alimentaire en injectant 2 millions d’euros sur trois ans pour les actions de la filière.
  21. La Région réforme la commande publique : c’est un enjeu de 300 à 400 millions d’euros pour la mandature.
  22. La Région prend en mains les transports scolaires.
  23. Coopération entre la Région et différentes filières : filière aéronautique N.A.E., filière agricole, filière agro-alimentaire, filière logistique, filère automobile, etc.
Il est encore trop tôt pour porter un jugement sur l’efficacité de tous ces nouveaux dispositifs et sur ceux qui, remaniés, continuent sur la lancée des dispositifs antérieurs. L’honnêteté oblige à dire cependant qu’ils sont bien dans les prérogatives dévolues aux Régions et que des moyens supplémentaires semblent avoir été réunis pour que les résultats soient à la hauteur des espérances.

Bien entendu, nous suivrons de près l’évolution de tous ces dispositifs (et de ceux qui verront le jour dans les mois qui viennent) : nous jugerons sur pièces. Par exemple la multiplication des postes d’apprentissage offerts aux jeunes Normands ou encore le nombre d’emplois créés ou sauvés par l’Agence de Développement pour la Normandie, le dispositif ARME, le Fonds Normandie – Participation. Soyons honnêtes jusqu’au bout : une autre majorité aurait sans doute procédé de la même manière et les résultats à en attendre auraient sans doute été à la même hauteur d’espérance… Ce qui rend dérisoires les charges tous azimuts du sieur Mayer – Rossignol.
 
 
L’ORIGINALITE DE LA « POLITIQUE EXTERIEURE » DE LA REGION

En ce domaine, Hervé Morin et sa majorité ont véritablement innové. Hervé Morin, en accord avec la C.C.I. de Normandie, s’est transformé en « V.R.P. de la Normandie »
Ce faisant, il ne marche pas sur les brisées du Ministère des Affaires Etrangères (la diplomatie reste et doit rester une compétence régalienne), mais les Lois de Décentralisation n’empêchent pas les Régions de tisser des liens culturels et commerciaux avec des pays étrangers, qu’ils soient membres ou non de l’Union Européenne.
D’abord, profitant du symbole de la réunification de la Normandie, Hervé Morin va effectuer un grand pas en direction des Iles Normandes de la Manche. Le terrain n’était pas vierge : le Département de la Manche avait déjà entretenu des relations privilégiées avec les Bailliages de Jersey et Guernesey. Le resserrement des liens internormands revêtent une grande importance en ces temps de Brexit (n’oublions pas que Jersey et Guernesey n’ont jamais fait partie de l’Union Européenne : à ce titre, les Iles Normandes sont précurseurs dans les rapports entre le monde britannique et les Autorités de Bruxelles ou les Autorités françaises). Il y a& à creuser dans cette direction et, au plan culturel, les échanges ne peuvent être que productifs. En ligne de mire, la reconnaissance par l’UNESCO du Droit normand comme patrimoine mondial et immatériel. Affaire à suivre attentivement. En tout cas, ces « retrouvailles » normandes sont un PLUS apprécié dans la mise en évidence de l’identité régionale.
Ensuite Hervé Morin, des entreprises et la Mission pour l’Attractivité de la Normandie ont jeté des ponts vers la Russie, l’Iran, la Corée du Sud. L’ambition, là, est plus commerciale que culturelle (quoique…) et, aux dires des participants et des relais de presse, c’est assez prometteur. Tout cela conforte l’image d’une Normandie ouverte et, pays d’échanges, tout à fait conforme à l’ambition maritime de la Région.


LA GRANDE AFFAIRE : LES TRAINS !

2016 aura été marquée par le VOLONTARISME de la Région normande et de la majorité du Conseil régional de « faire bouger les lignes » en matière ferroviaire. La situation de départ était – et reste encore – calamiteuse. L’Etat (donc la S.N.C.F.) n’a pas fait ce qu’il fallait : il a une « dette ». Le plan de modernisation du réseau normand avance… à un train de sénateur et, même, fait du sur -  place. Si les T.E.R. sont déjà sous la direction de la Région (Le Vern a versé 400 millions d’euros pour cela), les T.E.T., c’est-à-dire les liaisons Intercités, vers Le Havre, Cherbourg, Granville, Tours, toujours sous la férule de la S.N.C.F., sont dans un tel état de dégradation que la formule d’Hervé Morin selon laquelle le réseau ferré normand en est encore au Moyen Age est significative (Nous n’aimons pas trop au Mouvement Normand que l’on fasse du Moyen Age le symbole de l’ »arrièration» et de la routine… Passons !). Bref, Morin et son équipe ont voulu rompre le cercle vicieux de la deshérence, de la dégradation, du déficit, du désamour du train par les usagers.            La solution proposée est certes conforme à l’idée que nous nous faisons au Mouvement Normand d’un véritable pouvoir régional, mais elle implique une responsabilité financière et morale qui présente des risques. Il s’agit de la prise de contrôle des lignes T.E.T. – Intercités par la Région. Ces lignes, présentement, sont déficitaires (elles ne l’ont pas toujours été) : pourront-elles revenir à l’équilibre ? La question doit être posée : d’un côté, un meilleur service, une meilleure ponctualité, un autre cadencement peuvent faire revenir les usagers sur ces lignes actuellement en perdition, d’un autre côté, le coût excessif du transport par fer (comparé aux coûts des « cars Macron »), un certain désamour du train du fait de l’impéritie de la S.N.C.F., peuvent durablement éloigner la clientèle… Hervé Morin et son staff comptent sur les nouveaux trains, plus modernes, mieux adaptés aux désirs des voyageurs… Le doute est permis, mais l’audace est un facteur à prendre en considération et, de toute manière, c’est la dernière chance du transport ferroviaire de voyageurs en Normandie.                                                                                                                                                                                                                    
Certains disent que la majorité régionale joue sa crédibilité sur ce dossier : c’est possible. Mais nous sommes de ceux qui veulent sortir la Normandie de l’immobilisme dans lequel on l’embourbait il y a peu. Le coup vaut d’être tenté.


LA VIE AU JOUR LE JOUR D’UNE COLLECTIVITE REGIONALE

Loin de nous l’idée de passer le coup d’encensoir à la nouvelle majorité régionale et à son chef de file. Il y a eu des maladresses : des phrases malheureuses souvent mal interprétées d’un Président quelquefois gaffeur et constamment surveillé par des journalistes non seulement sans indulgence, mais plein de préventions, qui veulent « se le payer » ; des annonces trop rapides, donc mal expliquées qui, à l’examen, se révèlent moins sensibles (ex : l’affaire de la fermeture de certaines formations d’aides-soignants, ou encore, la remise en cause du festival Rock d’Evreux)… Tout cela relève du coefficient personnel de chacun et affecte peu les vrais problèmes qui se posent à la Région. 
Il en est de même de certaines interventions, cette foisz positives, que peut être amené à faire un Président de Région, telles que l’idée – intéressante – de promouvoir une monnaie régionale… en 2018, ou encore, la volonté de « parler français sur nos chantiers » (une façon comme une autre de remettre en cause la pratique des « travailleurs déplacés ») ou, toujours, l’envie de doter la Normandie d’un hymne et de solliciter pour ce faire des jeunes compositeurs de talent (Pourquoi pas ?) ou, enfin, l’intervention musclée – en paroles – contre la météorologiste de TF1, dont les commentaires sont par trop négatifs pour la Normandie. Tout cela, finalement, n’est que l’écume des jours et nous apparaît secondaire, même si c’est la preuve d’une certaine prise de conscience normande.
 
Alors, ce bilan d’un an de mandature ?
Le métier nous paraît mis sur de bons rails, il y a beaucoup d’engagements et il est encore trop tôt pour juger les résultats d’une politique volontariste. Le Mouvement Normand remercie Hervé Morin et son équipe de donner le sentiment qu’il ne faut pas désespérer de la Normandie.

Didier PATTE, porte-parole et ancien Président du Mouvement Normand

Pour toute correspondance : 
• Didier Patte. 87, rue de la République. 76940 – La Mailleraye sur Seine (Commune nouvelle d’Arelaune en Seine)
• d.patte948@laposte.net





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