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Passion Verdi !

Mercredi 8 Mars 2017

L'émission musicale de TVNormanChannel, en collaboration avec Cyrano.net


Cyril Brun, trompettiste et chef d'orchestre, à dirigé plusieurs ensembles symphoniques et de musique sacrée en France (Toulon, Fécamp, Montpellier, Vienne...), critique musical (Paris, monte Carlo, Marseille et de nombreux festivals). Il est aussi Conseiller musical ou directeur artistique de divers festivals de musique, philosophe, spécialiste des penseurs grecs et historien de l'antiquité.

Il nous fait partager ici sa passion pour Verdi, au travers de plusieurs de ses œuvres.
  • La Traviata. Verdi. Dirigé par Franz Welser-Möst - Opéra de Zurich 2005 ©
  • Mac Beth. Verdi. Dirigé par James Levine - The Metropolitan Opera Orchestra NY 2008 ©
  • Othello. Verdi. Dirigé par James Levine - The Metropolitan Opera Orchestra NY 1996 ©
  • Rigoletto. Verdi. Dirigé par James Levine - The Metropolitan Opera Orchestra NY 1977 ©
  • Falstaff. Verdi. Dirigé par Riccardo Muti. Orchestra e Coro del Teatro alla Scala 2001 ©

Cyril Brun est le Directeur de la Rédaction du site Cyrano.net.

Le Chef d'orchestre…

Pour voir cette émission en HD, merci de suivre ce lien Dailymotion


Une sève chaude et glacée parcourt subitement son corps sublimé par son âme inquiète et légère.

Ses sens, furtivement aux aguets, n'ont plus pour maître que l'effluve intérieure de l'harmonie prochaine de la salle et de la scène.

Beethoven, avant de dévaler de la fosse aux balcons, fait son lit au tréfonds de son âme à la fois transie et fébrile.

De ses doigts alertes il impulse à son noeud papillon le tempo de la symphonie à venir. Du mouvement soyeux qui le revêt du frac, il lance la ligne mélodique à l'assaut du fer à cheval qui l'attend exigent et fébrile.

 

Dans la pénombre silencieuse, le miroir lui susurre les redoutables mesures inaugurales de l'idylle chaque soir remise en jeu de l'orchestre et du public.

 

Joviaux et insouciants les ors flamboyants de l'opéra se remplissent d'une foule bigarrée aux attentes variées. De l'esthète éclairé à l'amateur conquis d'avance, l'arc en ciel du public drape, ce soir comme hier ou demain, le velours rouge des corbeilles aux balcons.

Les loges tremblent d'impatience et de peur de l'autre côté du rideau qui sépare le réel du rêve. Une foule d'inconnus attend de nourrir sa détente du don le plus intime d'acteurs transis, à la merci de leur suffrages.

 

Dans sa loge solitaire le maestro ferme les yeux, savourant tout le suc de cette première note qu'il garde précieusement en son âme pour cet instant unique où de sa baguette il libérera l'orchestre de sa torpeur, comme le prince tire le belle de son bois dormant.

 

Au public saisi, il découvre l'accord tissé des heures durant depuis la coulisse. À l'orchestre il livre son âme, feu ardent de la symphonie maintes fois rejouée sous ses paupières abaissées, s'écoulant d'un Coeur transpercé d'émotion et vibrant de tout son être fait musique.

 

L'homme disparaît sous le maestro. Entre lui et la partition il n'y a pas plus qu'entre le tison et la flamme. Il se consume mesure après mesure, ne laissant de lui que l'idylle consumée de l'harmonie.

Une heure durant son âme danse et vie au bout de cette baguette puissante et fragile qui l'exprime et le dévoile, vulnérable et grandiose.

De syncope en anacrouse, de crescendo en rubato il tient en haleine salle et orchestre. De silence en nuances, tel un guide cicérone, il conduit le public au Coeur de ce parterre de notes sibyllines dont il leur livre les secrets les plus subtiles.

Exténué d'avoir porté des milliers notes et des myriades d'accords il suspend, comme un arrêt du temps, l'ultime d'entre eux avant de le laisser rejoindre ce silence sublime d'éternité qui précède d'une fraction de seconde le tonnerre d'applaudissements, sceaux incontournable du travail accompli.

Hagard et joyeux il retourne ses ruisseaux de sueur qu'il présente au public rugissant de bravi, comme autant de feux d'artifice de satisfaction.

 

Au milieu des applaudissements il se réveille, surpris de ne plus être en coulisse tenant précieusement serrée sur son âme cet accord unique et précieux qui tira une heure plus tôt l'orchestre du silence léthargique que seul il pouvait éveiller la vie.

 

D'un salut profond il remercie le public d'avoir partagé avec lui cet accord précieux déployé sous leurs yeux ébahis.

Une sève chaude et précieuse parcours alors son âme satisfaite mais orpheline de ce moment d'absolu éphémère qu'il lui faudra demain reconquérir, comme ce soir comme hier…


La Rédaction


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