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Émission du 3 février 2017 - Présentée par Guillaume Eloy

Vendredi 3 Février 2017

Magazine d'informations hebdomadaires de TVNC - Normandie, terre d'infos et d'actions.


Au sommaire de cette édition.
  • France. Délit d’entrave à l’IVG : 24 députés suffisent pour interdire la liberté d'expression… et on donne des leçons à Trump et à Poutine.
  • France. Écoles Hors Contrat : Najat retoquée par le Conseil Constitutionnel ou quand les sages font la leçon à la folle…
  • France. Dé-radicalisation… Beaucoup d’argent investit, pas une seule dé-radicalisation au compteur. Peut-être faudrait-il plutôt parier sur les prêtres et les pasteurs ?
  • Normandie. 5e région de France pour la consommation de gaz, la Normandie parie sur ce combustible vert, y compris pour le trafic routier.
  • Normandie. Cumul des mandats : nous avons longtemps eu Philippe Duron comme champion national, mais le cumul des mandats est un mal bien normand…
  • Suède. À force de pratiquer la tolérance comme absolu, la suède est devenue une maison de tolérance, du coup, c’est le bordel et le viol est devenu un enrichissement culturel.…
  • Danemark. Le Groenland et les Iles Féroé sur la route de l'indépendance ?
  • Québec. Quand Sciences-Po t'amène a tirer sur une mosquée, c’est que tu as raté des cours. Ou alors t’es fan des comptes facebook de Trump, Le Pen…
 

FRANCE – Le fascisme en marche !

 

L’heure est grave, dans un combat qui n’a de féministe que le nom, la France vient de basculer un peu plus dans le totalitarisme par la voix de 24 députés !

La proposition de loi sur l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) a été adoptée à l’Assemblée nationale.

Critiqué, y compris par l’hebdomadaire Charlie Hebdo, pour la menace qu’il fait peser sur la liberté d’expression, le texte prévoit de sanctionner de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende l’entrave à l’avortement, ecoutez bien !, par des, je cite : « indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une IVG », et cela en particulier sur Internet.

 

Patrick Hetzel, député (LR) du Bas-Rhin, et orateur de son groupe en commission des affaires sociales, dénonce une « atteinte grave à la démocratie ». « C’est une véritable police des idées ! », s’insurge le parlementaire alsacien. « Cela revient à créer un délit d’entrave intellectuel », ajoute-t-il. Patrick Hetzel pointe également le « glissement juridique » opéré par le texte : « Les spécialistes du droit estiment qu’il va être très difficile à évaluer », explique-t-il. « Le juge va se substituer au médecin et au scientifique pour se prononcer sur les informations mises en cause. À quel titre le ferait-il ? Ce n’est pas son domaine de compétence ! », analyse le député.

 

Et c’est là que nous avions attiré votre attention, ce texte est dangereux, comme celui de la lutte contre le terrorisme que nous avions dénoncé en son temps. Il s’agit d’introduire dans la loi des zones floues au nom desquelles il va être possible de museler l’opinion.

Un autre aspect choquant qui entoure ce texte est la très faible participation parlementaire : sur 577 députés siégeant à l’Assemblée nationale, seuls 41 étaient présents lors de la motion de rejet du délit d’entrave à l’avortement.

 

Comment peut-on voter une loi qui restraint la liberté d’expression dans des termes juridiquement aussi flous par seulement 24 députés, et 17 contre !

Comment peut-on nous parler de démocratie ? Où sont les représentants élus du peuple alors que l’on vote une loi de plus pour diminuer encore la liberté d’expression en France.

Fort heureusement, le délit d’entrave, parce qu’il est suspect d’inconstitutionnalité, est facile à faire tomber. Le groupe des Républicains a déjà annoncé qu’il déposerait un recours auprès du Conseil constitutionnel contre le texte. 

Si les Sages ne la censurent pas, la proposition de loi retournera au Sénat le 14 février, puis à l’Assemblée nationale pour une ultime lecture, la veille de la suspension des travaux parlementaire fin février.

 

D’autre part, et c’est un autre sujet, il est assez inquiètant d’entendre les discours de certains élus comme Mme Laurence Rossignol qui a affirmé : « Une femme qui avorte n’interrompt pas une vie ». Que fait-elle alors ? Du tricot ?

Et Mme Rossignol est ministre ! Et ministre des Familles ! 

Le sujet est suffisamment grave et sensible pour que les femmes, et les hommes, qui ont été confronté à ce choix ne se voient pas apporter un tel déni de réalité, alors que, justement, la loi Veil de 1975 dépénalisant l’avortement reconnaissait la gravité que représentait une IVG et son caractère exceptionnel.

 

FRANCE – Le fascisme en marche stoppé, un peu

 

Depuis des mois, l’inquiétude planait sur le projet du gouvernement de soumettre toute ouverture d’établissement scolaire à l’autorisation de l’État, alors qu’il suffit aujourd’hui d’une déclaration d’ouverture ; l’État venant exercer son contrôle sur pièces, une fois l’école ouverte. 

Mais le Conseil constitutionnel a déclaré contraire à la Constitution l’article 39 de la loi « Égalité et citoyenneté » qui habilitait le gouvernement à remplacer par ordonnance le régime de déclaration d’ouverture des établissements scolaires privés par un régime d’autorisation. Dans sa décision, il a jugé qu’« eu égard à l’atteinte susceptible d’être portée à la liberté de l’enseignement par la mise en place d’un régime d’autorisation administrative », le législateur avait insuffisamment précisé les finalités des mesures susceptibles d’êtres prises par voie d’ordonnance, en laissant au gouvernement la définition des « motifs pour lesquels les autorités compétentes peuvent refuser d’autoriser l’ouverture ».

 

La Fondation pour l’école s’est aussitôt félicitée de cette décision « qui empêche que la ministre Najat Vallaud-Belkacem ne mette à exécution son projet de rendre plus difficiles les créations d’écoles libres. C’est une bonne nouvelle pour l’avenir de ces dernières en France, qui connaissent une croissance de 12 % par an, et plus largement pour la liberté de penser et d’entreprendre dans notre pays en matière d’éducation ». La Fondation a également salué la censure de l’article concernant l’école à la maison qui « va aussi dans le sens du nécessaire respect des libertés éducatives des familles ».

Elle espère que le décret « qui tend à réduire à la portion congrue la liberté de programmes des écoles hors contrat » sera lui aussi censuré par le Conseil d’État ou abrogé par le prochain gouvernement.

 

L’Enseignement catholique a, quant à lui, fait savoir qu’il accueillait cette décision « avec satisfaction ». Son secrétaire général, Pascal Balmand, avait écrit en avril dernier au président de la République pour lui signifier que « l’on ne pouvait légitimement toucher à la liberté d’enseignement en l’absence de réelle clarté sur les limites qui lui seraient apportées », s’inquiétant du recours à un procédé législatif aussi peu démocratique « s’agissant d’une liberté fondamentale ».

 

France – Nouvelles du front et de la déradicalisation

 

Dans une interview accordée à Marianne, David Thomson, auteur du livre “Les Revenants”, fait le point sur les djihadistes français. 

Et nous découvrons 3 points peu traités par la grande presse : le rôle et la place des femmes, les raisons du retour en France et l’échec de la déradicalisation.

Interrogé tout d’abord sur la situation et le rôle des femmes djihadistes, David Thomson déclare que “les autorités ont eu une prise de conscience tardive de la menace” qu’elles représentent. “Aujourd’hui encore les femmes bénéficient d’une plus grande clémence alors que les hommes sont systématiquement incarcérés à leur retour”, explique-t-il. 

“Comme si ces femmes n’étaient pas actrices de leur choix, comme si elles étaient victimes d’une instabilité psychologique liée à leur féminité”, déplore-t-il.

Et de souligner qu’il est apparu “dès le départ qu’elles étaient tout aussi responsables que leurs maris”. Selon lui, “dans le couple, elles apparaissent parfois même comme le moteur de la radicalité”.

 

Mais qu’est-ce qui pousse donc les Français radicalisés à rentrer en France ? Se sont-ils repentis ? “Les repentis sont très minoritaires.” “La grande majorité garde une radicalité religieuse, et/ou violente”, assure David Thomson. Selon lui, ils reviendraient notamment à cause de mauvaises conditions sur le terrain. “Une jeune femme m’a raconté avoir quitté l’EI parce qu’elle était enceinte et qu’elle ne voulait pas accoucher sans péridurale. Comme il n’y en avait pas en Syrie, elle est rentrée en France”. 

 

En outre, David Thomson précise que les programmes de déradicalisation ont été un échec pour la France.

Et il ne mâche pas ses mots : “le seul bénéfice a été l’effet d’annonce qui a permis aux autorités de dire : ‘on fait quelque chose’. Mais personne n’a été déradicalisé dans le cadre de ces programmes”, martèle-t-il. 

Il estime aussi “qu’il faut arrêter d’attendre de l’Etat qu’il arrive à déradicaliser ces jeunes”.

En outre, David Thomson explique l’idéologie des djihadistes envers l’incarcération. Alors que la France les met en prison, l’expert ne juge pas que ce soit une vraie punition pour ces jeunes.  

En effet, “ils perçoivent l’incarcération comme une réponse à un discours de vérité». “En détention, les jeunes radicalisés peuvent par ailleurs approfondir leurs connaissances, les livres circulent entre les cellules, ce n’est pas forcément une étape mal perçue», précise-t-il, racontant l’histoire d’un des revenants qui a réussi à diffuser un jour, grâce à une enceinte, “des chants djihadistes audibles depuis la cour de promenade». 

“Un autre évoquait le fait qu’il avait quitté l’Etat Islamiste en Syrie, mais qu’il l’avait retrouvé à Fleury-Mérogis», témoigne-t-il. Ainsi, les détenus djihadistes peuvent paraître davantage radicalisés que ceux partis rejoindre Daech sur zone.

Une analyse lucide qui fait appel à une vraie réflexion de fond sur le sujet. 

Peut-être faudrait-il plutôt parier sur les prêtres et les pasteurs ?

 

 

NORMANDIE – Gaz en Normandie

 

Si en matière de démographie la Normandie n’est que la 9e région de France, « elle est la 5e pour la consommation de gaz » explique Frédéric Moulin Délégué territorial Val de Seine de GRTgaz dont le champ d’action couvre la Normandie et l’Ile-de-France. 

Un classement qui résulte de l’importance de ses infrastructures industrielles, ces dernières représentent 61% de la consommation du gaz en Normandie.

 

GRT gaz appartient à 75% au groupe Engie et c’est l’entreprise des réseaux, c’est elle qui s’occupe des gazoducs. Si l’entreprise vend directement aux industriels, le particulier n’en entend guère parler car elle commercialise son gaz via des distributeurs. GRT gaz ne s’occupe pas non plus des achats qui sont réalisés au niveau national car le gaz naturel vient par bateau ou par gazoduc, selon l’origine, de Norvège (40%), des Pays-Bas (10%), d’Algérie (10%), de Russie (10%). 

Cette énergie pollue peu, le gaz fait même partie des énergies considérées comme « vertes » car sa combustion n’émet pas de gaz carbonique mais elle contribue au déficit extérieur du pays. Quelques pas sont en train d’être réalisés pour favoriser la production locale du méthane.

 

En 2016, la consommation de la région s’est élevée à 44,4 TWH en faible croissance de 0,4%, portée par la consommation des distributions publiques qui alimentent principalement les clients particuliers et du secteur tertiaire (+5,5%). La météo joue un rôle important pour la consommation et l’année 2016 a été assez douce

Du gaz renouvelable sera injecté pour la première fois dans le réseau de GRTgaz en Normandie. Les travaux de raccordement à deux sites d’injection de biométhane seront lancés cette année à Messei (Orne) dans le cadre du projet Methan’Agri et à Etreville (Eure) pour le projet Vitaligaz. Ces unités de méthanisation, dont les déchets sont issus du monde agricole, produiront entre 300 et 350 m3/h de biométhane chacune (soit l’équivalent de la consommation de près de 2.000 logements).

 

Ce sont près d’un million d’euros qui seront investis dans la région pour des travaux d’adaptation sur 3 postes de distribution publique débutent cette année, dont un poste alimentant un producteur de tomates installé à Brécey (Manche). 

Dans ce cadre et afin de répondre à une demande croissante de gaz, GRTgaz mettra en place des actions de « Gas booster », une technique innovante déjà expérimentée en 2016 à Condé-sur-Vire (Manche). Celle-ci utilise une unité de compression mobile qui présente l’avantage d’être économique et rapide par rapport à un renforcement classique du réseau. GRTgaz poursuivra également la modernisation de son réseau au Marais Vernier (Eure) en rénovant l’interconnexion alimentant le Nord et le Sud de la Normandie.

 

Frédéric Moulin souhaite aussi favoriser l’emploi du gaz comme carburant pour les camions, des stations d’approvisionnement vont être installées à Rouen, au Havre, à Caen, il y en a déjà  en Ile-de-France ce qui devrait permettre au trafic portuaire du Havre d’opter pour un transport moins polluant. L’autonomie des véhicules au gaz est de 400 à 500 km, bien supérieur à l’autonomie d’un véhicule électrique.

 

 

NORMANDIE – Cumul des mandats…

 

Alors que la presse française fait semblant de découvrir que les élus, nos chers élus, avec notre argent, se paient des fortunes, n’en ont jamais assez et filent notre argent à tout leur entourage proche, les élus normands sont, une fois de plus, en plein dans le cumul des mandats.

Ainsi, en Seine-Maritime et dans l’Eure, 8 parlementaires sur 24 sont concernés par la loi contre le cumul des mandats. 

Sans surprise, Hervé Morin, président de la Région Normandie, a été élu jeudi 12 janvier 2017, à la tête de la communauté de communes Lieuvin-Pays-d’Auge.

Sans surprise pour son élection, par contre nous sommes un peu surpris de sa candidature à un autre poste que celui de président de région. Le poste dont il devait s’occuper prioritairement et sans se disperser.

15 vice-présidents ont été élus au total, soit le maximum possible : « Cette nouvelle communauté de communes a un territoire étendu, qui va demander beaucoup de travail. C’est pourquoi nous avons fait le choix d’avoir une équipe étoffée pour travailler dans les meilleures conditions possibles », a expliqué Hervé Morin.

Si les vice-présidents sont nombreux, des économies ont été faites sur leurs indemnités. Le président, pour sa part, ne prendra que 80 % des indemnités auxquelles il pouvait prétendre, soit 1 200 euros pas mois. Une somme qui s’ajoute aux plus de 5 000 euros d’indemnités qu’il touche comme président de Région.

Pour le mot indemnités comprendre qu’il s’agit de revenus non imposables.

 

 

SUEDE- Championne d’Europe du viol

 

Une affaire très sordide. Trois jeunes hommes d’origine afgahne âgés de 18, 20 et 24 ans ont été interpellés le 22 janvier dans un appartement d’Uppsala, à 70 km au nord de Stockholm. Leur victime était encore présente. Âgée de 30 ans, la jeune femme a été violée et le crime a été diffusé en direct sur le réseau social Facebook. Ce sont des membres du groupe composé de 60 000 membres sur lequel le viol était diffusé qui ont alerté la police. Josefine Lundgren, 21 ans, est l’une des premières à avoir alerté les autorités. Selon elle, le suspect de 24 ans, un délinquant récidiviste considéré par la police comme le principal auteur des faits, «a arraché les vêtements» de sa victime avant de la violenter.

En plus de Facebook, l’un des agresseurs «avait apparemment tout filmé et pris des photos qu’il a mises sur (le service de messagerie) Snapchat», a-t-elle expliqué au quotidien Expressen.

 

Le 23 janvier, les enquêteurs ont lancé un appel au cours d’une conférence de presse afin de récupérer les images de l’agression auprès d’internautes qui les auraient sauvegardées.

Certaines sont déjà en leur possession. 

S’il n’est plus disponible sur Facebook, le film a circulé sur internet. Les médias suédois ont d’ailleurs diffusé des extraits montrant au moins l’un des suspects tenant un revolver.

D’après le magistrat en charge de l’affaire, d’autres chefs d’accusation pourraient être retenus à l’encontre des agresseurs présumés,,  en plus de celui de viol aggravé, en particulier le délit d’atteinte à l’intégrité de la personne.

Du côté de Facebook, le service de communication pour les pays nordiques a dénoncé «un crime répugnant».

 

«Nos équipes travaillent nuit et jour pour vérifier les contenus signalés par les utilisateurs» et Facebook coopère systématiquement avec la police dans les enquêtes pénales, précise notamment le communiqué.

Rappelons que laSuède, pays ayant interdit la fessée, il y a quarante ans, pays s’étant interessé le premier à laplace des enfants dans la société, est le même qui a connu une augmentation de crimes violents de 300% et les viols de 1.472% sur la même période, faisant de Stockholm la capitale occidentale du viol et le deuxième pays au monde, derrière le Lesotho, en Afrique.

 

DANEMARK- Iles féroé et Groenland sur le chemin de l’indépendance ?

 

Opération de communication ou nouvelles velléités d’indépendance ? Ces dernières semaines, le Danemark a été la cible d’attaques de la part de dirigeants groenlandais et féroïen qui remettent en cause la Constitution et demandent un plus grand pouvoir de décision en matière de politique étrangère, domaine réservé de Copenhague.

En visite dans la capitale danoise, le chef du gouvernement groenlandais, Kim Kielsen, a rappelé, mi-janvier, que sa province de 57 000 habitants – qui dispose depuis 2009 d’une autonomie renforcée – travaille à « supprimer les pierres d’achoppement sur la route de l’indépendance ». Mais le divorce entre Nuuk et Copenhague « ne se fera pas du jour au lendemain », promet-il. Et les deux capitales ont convenu de régler leurs différends « de manière civilisée ».

Son ministre des affaires étrangères était plus virulent, en décembre 2016, quand il dénonçait « l’arrogance » de Copenhague et « soixante-quinze ans de frustration et d’impuissance cumulées »

La Constitution danoise ne fait référence au statut des îles que pour évoquer leur représentation au Folketing : parmi ses 179 membres, deux sont élus de l’archipel des Féroé et deux du Groenland. 

 

Auparavant département danois, l’archipel des îles Féroé est devenu une « communauté autonome « au sein du royaume le 1er avril 1948, avec l’entrée en vigueur de la loi sur l’autonomie interne des Féroé. 

Le 17 janvier 1979, la population du Groenland a approuvé par référendum la loi du 29 novembre 1978 portant statut d’autonomie de l’île. Le Groenland est ainsi devenu une « communauté particulière « au sein du royaume, à compter du 1er mai 1979. 

Les autorités des îles Féroé sont en train de renégocier le statut de 1948. De même, celles du Groenland ont créé une commission qui doit proposer des modifications au statut actuel. 

 

Ni les îles Féroé, ni le Groenland n’appartiennent à l’Union européenne : les premières ont toujours refusé d’en faire partie et le second s’en est retiré le 1er février 1985, à la suite d’un référendum organisé en 1982. 

Archipel composé de dix-huit îles et situé à quelque 400 km au nord de l’Ecosse, à mi-chemin entre l’Islande et la Norvège, les îles Féroé ont une population d’environ 45 000 habitants répartis sur 1 400 km2. 

 

Le statut d’autonomie prévoit que les îles Féroé ont leur propre drapeau et que le féroïen est reconnu comme la langue principale. Cependant, il précise que « le danois doit être enseigné bien et soigneusement, et peut être utilisé au même titre que le féroïen dans les affaires publiques «. 

Avec une superficie totale d’environ 2,2 millions de km2, dont plus de 80 % sont occupés par la calotte glacière, le Groenland est la plus grande île du monde. Sa population est de 56 000 habitants. 

 

Le Groenland dispose de son propre drapeau depuis 1985. Le statut d’autonomie prévoit que le groenlandais est la langue principale, que le danois doit être enseigné de manière approfondie et que chacune des deux langues peut être utilisée à des fins officielles. 

Ah l’autnomie, notre propre drapeau, nous l’avons, notre langue considérée principale, malheureusement le jacobinisme l’a ratatinée, même si certains irréductibles, dont nous vous parlons régulièrement, les Magenes, la Chouque se battent quotidiennement pour la faire vivre. En parlant de ça, la Chouque à réussi à imposer un nouveau panneau d’entrée de ville en normand, dans le village eurois de Brestot...la route est encore longue, mais c’est toujours une bataille de gagnée.

 

QUEBEC- Attentat 

 

L’horreur et l’incompréhension dominent au Québec après le massacre qui a fait six morts dans une mosquée, pour lequel un étudiant, connu pour ses idées nationalistes, a été inculpé.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a dénoncé un «attentat terroriste dirigé contre des musulmans». Au moins six personnes ont été tuées et huit blessées dans une fusillade survenue dimanche soir dans une mosquée de la ville de Québec. Sur les huit blessés, cinq sont toujours dans un état critique, a indiqué Geneviève Dupuis, porte-parole du Centre hospitalier du Québec.

Toutes étaient des Canadiens binationaux, a indiqué lundi le vice-président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi. Un Marocain, deux Algériens, un Tunisien et deux Guinéens ont perdu la vie, a-t-on appris de sources officielles. Ils étaient âgés de 39 à 60 ans.

 

Dans un premier temps, la police et la presse locale avaient annoncé que deux personnes cagoulées avaient ouvert le feu à l’intérieur de la mosquée. Deux jeunes hommes avaient ainsi été interpellés dans la foulée de l’attentat: l’un près de la mosquée, l’autre avait appelé le numéro d’urgence pour se rendre et avoué avoir participé à la tuerie, avait expliqué Denis Turcotte, inspecteur de la ville de Québec. 

Mais lundi soir, la police québécoise a annoncé qu’un seul des deux interpellés était «considéré comme suspect». Le terroriste présumé, Alexandre Bissonnette, serait un jeune Québécois de 27 ans, étudiant en sciences politiques à l’université Laval, dont le campus est situé à quelques centaines de mètres de la mosquée où s’est joué le drame. 

 

 

Beaucoup de questions restent en suspens, principalement sur les raisons qui ont poussé ce jeune homme à commettre cet attentat. Il était inconnu des services de police, et a grandi dans un quartier aisé de Québec dans une famille «sans problèmes», selon des voisins au Journal du Québec. 

Selon un message publié sur la page Facebook du collectif «Bienvenue aux réfugié.es - Ville de Québec», il était en revanche «connu de plusieurs militants à Québec pour ses prises de positions identitaires, pro-Le Pen et antiféministes à l’université Laval et sur les réseaux sociaux.» D’après La Presse, Bissonnette était considéré comme un «troll» sur un internet, omniprésent sur le web, et s’en prenait régulièrement aux groupes féministes. 

 

Selon un ancien camarade de lycée, Simon de Billy, Bissonnette était un jeune homme peu sociable, introverti, très proche de son frère jumeau. «Je l’avais rejeté comme xénophobe. (..) Il était fasciné par un mouvement nationaliste proche du racisme», a déclaré au journal Globe and Mail un de ses camarades à l’université de Laval, Vincent Boissoneault. Des groupuscules nationalistes québécois ont tenu lundi à se dissocier de l’attaque de la veille. «La violence n’est pas notre solution», a indiqué la Fédération des Québécois de souche (FQS), un groupe s’affichant comme «nationaliste».

 

De nombreux medias français l’ont présenté comme soutien de Marine Le Pen et Trump, les deux personnes qui excitent le plus nos chers médias propriétés de groupes financiers.

Après recherches, car nous préférons nous en tenir à des faits, il se trouve qu’en guise de soutien inconditionnel à Trump et Le Pen, c’est que le jeune Bissonnette avait « like » leur page facebook. Liker une page facebook, Ça c’est de l’engagement politique indiscutable ! Amis internaute, refaites l’inventaire des pages que vous avez liké, ça pourrait se retourner contre vous, si la police de la discrimination que souhaite le candidat Hamon voit le jour. En tout cas, une belle présidentielle bien enthousiasmante nous attend : entre le Hamon et sa police politique, le Macron et ses groupes bancaires, le Fillon et sa famille surexploitée, ou la Le Pen qui veut supprimer les régions … Ma fei d’du  nos é dauns la berneque, pa ?


La Rédaction


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