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Axe Seine : un dossier en déshérence politique

Vendredi 11 Novembre 2016

​​Communiqué n°247 - Semaine 45


Mardi 8 novembre : l’Association Normandie Axe-Seine avait invité, lors de son déjeuner mensuel, Antoine RUFENACHT, ancien ministre, ancien président du Conseil régional de haute Normandie, ancien maire du Havre, ancien Commissaire général pour le développement de la Vallée de la Seine, afin qu’il nous fasse part de son expertise autour du thème : « La Seine du Havre à Paris »

Récemment (n° 469, en date du 7 novembre), M. Bertrand Tierce, dans sa lettre d’information La Chronique de Normandie, mettait les pieds dans le plat : « Paris, la Région Île-de-France, se fichent comme d’une guigne de l’Axe Seine »…

En rapprochant ces deux faits, il nous paraît important de faire le point sur ce dossier à la veille d’échéances électorales décisives pour l’avenir de la France, donc aussi de la Normandie, pour laquelle le devenir de l’Axe Seine est tellement essentiel et vital que c’est un sujet d’ampleur nationale. Se profilent, en effet, derrière le développement de la Vallée de la Seine, la question de la politique maritime de la France, l’Arlésienne pluriséculaire de la politique générale de l’État français, trop souvent réduit à la notion d’État – parisien, et la question plus récente, mais tout aussi prégnante, de l’ambition de Paris – Ville-monde…

Dans un premier temps, nous relaterons les propos d’Antoine Rufenacht : ils éclairent la problématique de la gouvernance de l’Axe Seine… Ensuite, nous commenterons la charge éditoriale de Bertrand Tierce dans La Chronique de Normandie. En conclusion, nous ferons part de la position du Mouvement Normand au travers de ses exigences.


ANTOINE RUFENACHT PARLE…

Dans un propos liminaire, l’ancien ministre déclare : « L’Axe Seine est en panne. Paris ne répond plus ! ».
Évoquant rapidement ses 40 années de carrière politique (depuis 1973), Antoine Rufenacht fait un historique de l’évolution de l’Axe Seine : à l’époque de la Datar, alors dirigée par Olivier Guichard, la Vallée de la Seine était considérée comme une zone privilégiée dont il fallait freiner le développement car l’Aménagement du Territoire commandait que l’on privilégiât des territoires moins favorisés, comme le Massif Central. La Vallée de la Seine était industrialisée et ne connaissait pas de problèmes majeurs. Les jeunes Normands ne se préoccupaient pas de leur avenir et beaucoup entraient dans la vie active sans chercher à poursuivre des études supérieures. Ce n’était pas le cas dans les régions moins favorisées…
Nos villes se contentaient de leur développement interne et s’ignoraient les unes et les autres. Il n’y avait pas de dialogue entre les diverses collectivités. Jean Lecanuet, maire de Rouen, avait peu de relations avec Le Havre, bien qu’il fût aussi président du Conseil général de la Seine MaritIme.
Puis la première crise est arrivée dans les années 1970. Les grands groupes industriels ont alors réduit la voilure. La situation s’est délitée petit à petit, mais les Élus n’ont pas sollicité l’aide de l’État, comme le firent d’autres responsables dans d’autres régions. On ne se préoccupa ni des routes, ni du réseau ferroviaire. Ni Lecanuet, ni Fabius ne prenaient le train : c’est toujours en voiture qu’ils allaient à Paris. Les ports de Rouen et du Havre continuaient à s’ignorer…
En 2007 – 2008, la grande idée du Président Sarkozy de faire de Paris une métropole mondiale aboutit au résultat d’un grand concours d’architectes – urbanistes et c’est le projet Grumbach, élève du grand historien Fernand Braudel, qui a préconisé l’ouverture vers la mer. Le port de Paris, c’était, ce devait être Le Havre. Le Grand Paris devait s’appuyer sur la façade maritime, déclara Nicolas Sarkozy, mais il n’avait pas prévenu son Premier ministre, François Fillon et, malgré d’importantes déclarations (notamment le discours du Havre du Président de la République), le dossier n’a pas avancé avant 2010, où fut créé le Commissariat général de la Vallée de la Seine.

Je (c’est Antoine Rufenacht qui relate, répétons-le) fus nommé Commissaire en 2010. Je me suis entouré d’une petite équipe de personnes de qualité – le Préfet Fraigneau, Mme Tyson, notamment – et nous avons répondu par un rapport remis en février 2012 à la lettre de mission envoyée par François Fillon. C’était trop tard. Certes, il y avait eu trois réunions publiques (Le Havre, Rouen, Paris), mais de véritables concertations avec les Élus, point !
Notre rapport proposait – outre le fait d’avoir mis Caen dans la perspective – une gouvernance pour la Vallée de la Seine, avec une Conférence de 45 personnes (15, émanant de l’État, 15 venant des collectivités et 15 représentants de la société civile). Nous préconisions des équipements lourds indispensables :
  • Le contournement Est de Rouen
  • Une gare nouvelle à Rouen
  • Une ligne nouvelle, notamment dédiée au fret
  • La chatière du Havre
  • Des équipements routiers dans la région parisienne
Nous avions le souci de regrouper les trois ports du Havre, de Rouen et de Paris, que nous jugions complémentaires et non concurrents. C’était trop tôt et leurs responsables en furent… dubitatifs. Tout au plus s’orienta-t-on vers un G.I.E… Il a abouti à HAROPA ; de même, nous préconisions une fusion des universités de Normandie, qui sont complémentaires et qui doivent développer leurs filières d’excellence dans le cadre du principe d’autonomie définie par Valérie Pécresse, alors ministre des Universités… Les présidents d’université furent réticents et ils se chamaillaient à propos de la place que pouvaient avoir les Grandes Écoles privées. Etc..
Les élections présidentielles de 2012 ont rebattu les cartes… Je fus débarqué sans élégance de ma mission de Commissaire et, quelques mois plus tard, un Préfet, M. Philizot, fut nommé. Homme de bonne volonté certes, mais… c’est un fonctionnaire. Il faut dire que les Élus de Normandie ne se sont pas passionnés pour ce dossier.
Pourtant, il est d’importance nationale : j’espère que, s’il y a une nouvelle et prochaine majorité, elle reprendra ce dossier, avec le désir conjoint de lancer une grande politique maritime pour le pays.

Antoine Rufenacht a répondu à quelques questions.
  • Sur le tropisme terrien de l’État, depuis toujours tourné vers le continent et obsédé par l’Allemagne et la Russie… et de remarquer : « Chez nous, la mer, c’est la Bretagne. Elle veut tout et les grands ports ne l’intéressent pas ! ».
  • Sur la position de Valérie Pécresse, Présidente de la Région Ile-de-France : « J’ai été déçu de son manque d’intérêt. Pourtant, c’est une Élue des Yvelines et la Vallée de la Seine devrait la concerner. Elle a déclaré que l’Ile-de-France était « un aspirateur de croissance ».
  • Sur l’intérêt des Élus pour ce dossier : Antoine Rufenacht a dû lutter pour l’édification du Pont de Normandie, Lecanuet et Rouen se seraient contentés d’une A 29 aboutissant au Pont de Tancarville. En 1991, Antoine Rufenacht, dans une interview, avait déclaré que « Le Havre n’était qu’une station-service et Rouen une cité-dortoir ». Lecanuet en avait été fâché
  • Sur la coopération des trois villes : Rouen, Le Havre et Caen : Antoine Rufenacht reste dubitatif. Il ne croit pas à un ménage à trois. La Datar, en son temps, avait voulu Normandie – Métropole : c’était pour gêner les Régions. Une présidence tournante tous les ans aboutissait d’ailleurs à ce qu’il n’y eût pas de véritable président. Aujourd’hui, un système rassemblant les trois agglomérations (La Métropole Rouen – Normandie, Caen – la Mer, la CODAH) vise à contrebalancer le pouvoir d’Hervé Morin, président de la Région Normandie.
  • Sur le rôle de Paris dans l’Axe Seine : l’Axe Seine ne doit pas être un pseudopode de Paris
  • Sur le Canal Seine – Nord – Europe : on ne peut pas contrecarrer ce projet. D’ailleurs tous les candidats à la Présidence de la République sont pour… mais il n’est pas encore réalisé. Nous avons le temps d’entreprendre des équipements indispensables au Havre et sur la Seine, certainement moins coûteux. Et puis, cela ne sert à rien de critiquer le Canal Seine – Nord Europe : croyez-vous que les Belges sont prêts à sacrifier un certain nombre de ponts pour permettre le passage des automoteurs fluviaux à conteneurs ? Le syndrome Notre-Dame des Landes existe aussi en Belgique…
  • Sur Notre Dame des Landes, justement : en dehors des barbus, les compagnies aériennes ne sont pas favorables. Ségolène Royal n’a peut-être pas tort. Ce projet d’aéroport est-il indispensable au plan national ?
  • Sur les divers regroupements de collectivités : « la compétence qui marche le mieux, c’est la jalousie ! ».
  • Sur l’absence de politique maritime de l’État : la façade maritime est sous-exploitée… Le port de Cherbourg, à part son rôle militaire, a peu d’avenir car la bataille du développement portuaire se gagne sur terre et Cherbourg est enclavé et marginalisé.
  • Sur la L.N.P.N. (Ligne Nouvelle Paris – Normandie) : considérer qu’en la matière, on investit pour un siècle. Rennes va se retrouver à 1 h 30 de Paris, quid de Rouen, du Havre ? La Normandie est trop timorée. Il faut savoir prendre des risques (financiers, sans doute. N.D.L.R.).
  • Sur un franchissement ferroviaire de l’estuaire : trop cher et difficile. Pourquoi vouloir aller vers Caen ? Et, il y a les risques industriels pour la traversée de la zone d’activités de l’estuaire.
  • Sur l’Ile-de-France, aspirateur de croissance : oui, sans doute, mais la Basse Seine a un avantage stratégique important, l’axe fluvial est essentiel et le prix du foncier y est bas.
  • Sur le rapport Revêt – Fourneyron : Antoine Rufenacht ne l’a pas lu car il ne lui a pas été envoyé. Ce qu’il en sait, c’est une divergence entre la position du sénateur Revêt, favorable à une fusion des ports, et celle de la députée Fourneyron qui y est hostile. D’autre part, la question du portage politique du dossier Axe Seine n’a pas été pose.
  • Sur la L.N.P.N. (deuxième rafale de questions à ce sujet) : rien n’est vraiment intervenu depuis 2012, notamment au plan du financement. Quelle initiative forte faudrait-il attendre ? Les Élus – ceux de la Région, en premier – se dispersent alors qu’il faudrait qu’ils se concentrassent sur ce sujet. Il faudrait poser la question aux candidats aux élections présidentielles.
  • Sur la répartition des rôles entre les villes : l’Université de Normandie doit avoir son siège à Caen, HAROPA doit être dirigé du Havre et, à Rouen, le rôle de Capitale. La situation actuelle est mauvaise. Il faut faire de vrais choix.
  • Sur la gouvernance de l’Axe Seine : il faut un leader politique. Cependant, l’initiative ne vient pas de la base. Il y a une limite à la décentralisation. Le futur Président de la République doit être convaincu de l’intérêt national de l’Axe Seine. Pour l’instant, aucune personnalité de Normandie n’est de taille. Antoine Rufenacht a répété plusieurs fois qu’il était réticent à propos de la décentralisation et qu’il était jacobin. La Normandie, précisa-t-il, doit se choisir quelques priorités (transports maritimes, liaisons Seine – Est) et s’y tenir, notamment auprès des institutions européennes…

    Voilà résumés (même si c’est un peu long) les propos de ce témoin capital. Il fallait que cela fût connu, non seulement des membres du Mouvement Normand, mais de tous nos lecteurs et correspondants.


LE COUP DE GUEULE DE BERTRAND TIERCE DANS « LA CHRONIQUE DE NORMANDIE »

« Paris s’en fout… » titre dans son éditorial Bertrand Tierce, observateur avisé de la vie économique et politique normande, dans le numéro 469, du lundi 7 novembre de La Chronique de Normandie. Il constate que « l’aménagement touristique, logistique, industriel et portuaire de la Vallée de la Seine est le projet de développement le plus important de la Normandie pour les quinze ans à venir ». D’après lui, les Normands ne peuvent y parvenir seuls : cela concerne tout autant Paris et la Région Île – de – France (surtout les départements des Hauts de Seine, des Yvelines et du Val d’Oise). Seule une union stratégique des diverses collectivités peut donner de la consistance à ce projet, sinon cela restera une idée « dont on parle depuis plus de huit ans sans la concrétiser ».
Officiellement, les « Parisiens » se sont mobilisés. Valérie Pécresse – présidente de la Région Île-de-France – et Hervé Morin – président de la Normandie – se sont rencontrés.

Les présidents des Conseils départementaux concernés (76 – 27 – 78 – 92 – 95) ont créé une association dédiée à l’Axe Seine.
Tout le monde est résolu, mais ne sait à quoi.

Bertrand Tierce raconte ses déboires de journaliste lors des démarches qu’il a menées auprès des cabinets de ces différentes collectivités : « On vous rappellera », tel est le leitmotiv de ses interlocuteurs. En fait, jamais aucun rappel. Car « ils » n’ont rien à dire… sinon des banalités du genre : « Le financement de la L.N.P.N., c’est compliqué… et il n’est pas d’actualité », « Les relations au plan politique entre Valérie Pécresse et Hervé Morin sont privilégiées », « La Région Île-de-France est consciente de l’importance de la Vallée de la Seine », etc.

Et le commentateur de conclure : « La Normandie n’est pas une priorité de Paris qui s’en fout un peu. Non, les Normands ne sont pas entendus quand ils défendent l’Axe Seine au-delà de leurs propres frontières : il faut dire que leurs grands Élus (qui attendent des repositionnements en 2017) sont trop divisés pour que leurs voix portent ; il n’existe pas de « pack normand » ; Hervé Morin monte au créneau, mais il reste seul sur la scène : chez Manuel Valls comme chez Valérie Pécresse, on continue d’affirmer que l’Axe Seine est une belle idée ».

COMMENTAIRES ET REFLEXIONS DU MOUVEMENT NORMAND

Bertrand Tierce, dans sa charge brutale, mais ô combien fondée !, exprime son « ras-le-bol » devant le gâchis d’une grande ambition inassouvie. Il en a assez – Nous aussi ! – des incantations non suivies d’effets : les années passent et on constate le quasi néant d’une véritable prise en compte d’un vrai projet structurant pour l’avenir de la Normandie. Il incrimine l’indifférence parisienne et laisse entendre que les Élus normands, ou bien se bercent d’illusions ou bien continuent à se tirer la bourre au lieu de chasser en meute. Il a raison, mais, à notre avis, il ne va pas assez loin dans son analyse.    

Que pouvons-nous attendre, en effet, des rencontres au sommet entre les deux Présidents de Région de Normandie et d’Île- de-France si le Conseil régional d’Île-de-France ne définit pas solennellement sa volonté de faire de Paris une ville-monde et, par suite, de privilégier son axe de développement en direction de la façade maritime, comme le suggéraient fortement le projet Grumbach et le rapport Attali ? Si Paris ne veut pas admettre qu’une telle ambition doit être partagée et qu’elle passe par une entente – à égalité – avec la Normandie, que la Capitale, par conséquent, est DEMANDEUSE et doit fonder ses relations avec la Normandie autrement que par de vagues liens de dépendance, non léonins évidemment, entre les deux Régions, alors il ne faut pas s’étonner de l’indifférence des « Parisiens »… qui se contentent de la prolongation du R.E.R. École (afin de dégager les flux banlieusards)…
Que signifie l’action fractionniste – et inopérante puisqu’ils n’ont pas les moyens financiers pour mener à bien le seul développement de la Vallée de la Seine – des présidents de Conseils départementaux de Seine Maritime, de l’Eure, des Yvelines, du Val d’Oise et des Hauts de Seine – sinon de concurrencer ou de contrecarrer les initiatives des Conseils régionaux de Normandie et d’Île-de-France ?

Nous ne cesserons de proclamer au Mouvement Normand que la Normandie est un tout, qui ne se réduit pas à la seule Vallée de la Seine et que, dans le nécessaire dialogue entre la Région Île-de-France et la Normandie, Paris doit non seulement se préoccuper de l’Axe Seine – ce qu’il ne fait pas, on l’a vu -, mais aussi de l’ensemble de la Baie de Seine, de Cherbourg au Tréport, condition sine qua non d’une prise en compte d’une véritable politique de façade maritime et, subséquemment, que c’est aux Normands d’en assurer la gouvernance.
Quant aux propos d’Antoine Rufenacht, ils donnent un éclairage sur la méconnaissance, teintée d’indifférence, des Élus normands, d’une part, sur les errements de la politique de l’État, d’autre part.
Qu’on le veuille ou non, cette affaire de l’Axe Seine n’est pas un simple sujet normand. Il a une ampleur nationale. Et cela, Antoine Rufenacht l’a bien mis en évidence.

Avant 2008, le localisme des Élus normands n’a pas su donner une véritable ambition au développement souhaité de la Normandie, cantonnée dans son rôle d’arrière-cour rurale et balnéaire de la région parisienne… Après cette date, après que le Président Sarkozy ait réaffirmé une ambition maritime pour la France et le désir de faire de Paris une ville-monde, il n’y a pas eu le relais suffisant d’une mobilisation des Élus normands pour confirmer la dimension nationale, plus que régionale, du projet Axe Seine.
Depuis 2012 – et c’est la vraie faillite du quinquennat de M. Hollande concernant la Normandie – non seulement cinq années ont été perdues en atermoiements de toutes sortes pour reléguer… à des temps meilleurs la prise en compte du dossier Axe Seine (Il n’est que de lire le Schéma stratégique Vallée de Seine, septembre 2015, pour s’en persuader…), mais la gouvernance – si l’on peut dire – du dossier a échoué dans les bureaux du Premier Ministre, Manuel Valls, à Matignon, et a été confiée au Préfet Philizot… Autant dire qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion, c’est-à-dire un responsable politique. Donc que l’Axe Seine n’est plus une priorité. Il est facile de dire que l’État n’a plus d’argent : la vérité, c’est qu’il s’est donné d’autres priorités et que la Normandie danse devant le buffet.
Cela étant, et à nos yeux de militants régionalistes, il s’agit d’une véritable contradiction dans les propos d’Antoine Rufenacht : hostile à la décentralisation (il s’est dit jacobin), il pense que le dossier doit être porté par une personnalité politique – en cela, il a raison -, mais qu’il n’y a personne en Normandie (depuis son éviction) pour en assurer la gouvernance. Alors qui ?

Si cela ne vient pas de la base, comme le pense Rufenacht, ce sera donc une personnalité désignée par le Gouvernement (Un secrétaire d’État ad hoc ?). On risque de revenir au système bancal actuel : le vrai patron, c’est le Premier Ministre, mais Manuel Valls a d’autres priorités…
La seule démarche cohérente pour les mois à venir consiste à inciter Hervé Morin, les Élus de sa majorité, comme de son opposition, à exiger des candidats à l’élection présidentielle qu’ils se prononcent tous sur le dossier normand qui, en l’occurrence, est un dossier d’importance nationale.
La Normandie est en déshérence. Elle doit être unanime à exiger des plus hautes autorités de l’État et de ceux qui aspirent à en prendre le contrôle que cessent enfin le gâchis des occasions perdues et le mépris dans lequel on tient la Normandie.
Puisque Région il y a - et la Normandie se réveille depuis sa réunification -, nous pensons que c’est à son Président de sonner le branle et de prendre la tête d’une véritable croisade pour sa survie.

En tant que régionalistes – cela ne surprendra personne -, nous exprimons notre désaccord avec M. Rufenacht sur sa conception jacobine de l’État, nous contestons sa vision dépassée de la mésentente obligée du « mariage à trois » des trois agglomérations principales de la Normandie. À l’inverse, nous approuvons la répartition entre Rouen et Caen du chef-lieu de la Préfecture de Région, pour l’une, du siège du Conseil régional, pour l’autre : M. Rufenacht a-t-il vraiment intégré la nouvelle donne de la réunification normande ? Nous ne nous arrêterons pas sur des luttes anciennes dont nous sommes heureusement sortis. Le jacobinisme est d’un autre âge.

Didier PATTE, porte-parole et ancien Président du Mouvement Normandmailto:d.patte948@laposte.net

Pour toute correspondance : 
• Didier Patte. 87, rue de la République. 76940 – La Mailleraye sur Seine (Commune nouvelle d’Arelaune en Seine)
• d.patte948@laposte.net

La Rédaction


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